Le
financement de l’exploitation et de la croissance
1-
Le financement du cycle d’exploitation
1-1 Crédits interentreprises
Crédit fournisseurs et
billets de trésorerie (billets au porteur)
1-2 Mobilisation des créances
commerciales
Opération par laquelle le
banquier met à la disposition des entreprises les montants de leurs créances
sans attendre leur date d’échéance. Cette mobilisation peut prendre plusieurs
formes :
-escompte des effets de
commerce (lettre de change relevés papier et magnétique)
-crédit « loi
dailly » : cession de créances non matérialisés par des effets de
commerce
1-3 Concours bancaires
-crédits de trésorerie
généraux : facilité de caisse (certains jours) et ligne de découvert.
-crédits
spécialisés : crédits de campagne, de préfinancement…
-obligations
cautionnées : billets à ordre souscrits par l’entreprise et garantis par une
banque.
1-4 Affacturage
Transfert de créances à
une société d’affacturage (qui paie comptant le client et peut garantir contre
l’insolvabilité.)
2-
Choix des investissements
2-1 Eventail des choix
Facteurs à prendre en
compte : commercial (demande anticipée), productif, financier.
Possibilités :
réaliser ou non, faire ou non (impartition), fractionner ou non, choix entre les
concurrents.
2-2 Outils d’aide à la décision
A- Méthodes fondées sur l’actualisation
Elles prennent en compte
le fait qu’une somme encaissée ou décaissée dans n périodes n’a pas la même
valeur qu’au moment présent.
-VAN (valeur actuelle
nette) = - dépense initiale + recettes nettes actualisées
-Taux interne de
rentabilité : taux d’actualisation qui égalise les encaissement et
décaissements
B- Méthodes qui n’utilisent pas la
technique de l’actualisation
Plus utilisée = Délai de
récupération du capital investi.
3-
Le financement stable
3-1 Les ressources stables
A- Les fonds propres
Capital social
(possibilité d’augmentation) et autofinancement = CAF – bénéfices distribués
B- Les quasi-fonds propres
-Avances en comptes
courants des associés de stés familiales (plus simple qu’une augmentation de capital)
-Prêts participatifs
(PME), titres participatifs (secteur public ou coopératif)
C- Les emprunts
-Obligataire : long terme
auprès d’un grand nombre de souscripteurs sous forme d’obligation. La société
émettrice s’oblige au versement d’un coupon et au remboursement de
l’obligation.
-Auprès d’Ets de
crédit : taux fixe ou variable, durée, modalités de remb et garanties
exigées.
D- Le crédit bail (3
contrats)
Opération qui permet à
une E de disposer d’un bien en le louant à une sté de crédit bail.
Au terme :
restitution, renouvellement ou exercice de l’option d’achat.
3-2 Financement de la création et
du développement
A- Financement de la création d’entreprise
Prêts aux créateurs
(BDPME), garanties de prêts (stés de caution mutuelle), prises de
participation, aides publiques, aides privées, aides à l’innovation…
B- Le capital investissement ou capital
risque (4)
Le capital développement,
la reprise d’entreprise par des salariés (RES), le capital création et les
interventions diverses (essaimage : aides aux salariés à créer leurs
entreprise…)
C- Le choix entre capitaux propres et
capitaux étrangers
Majoritairement c’est le
taux d’intérêt face au coût de l’opération.
-Facteurs
généraux :
conjoncture (des marchés financiers), volonté
d’indépendance, volonté de maintenir le
bénéfice
par action (et donc pas d’augmentation de capital)
-Facteur
financiers : CAF, capacité d’endettement
3-3 Effet de levier financier
C’est le mécanisme par
lequel une entreprise accroit la rentabilité de ses capitaux propres en
recourant en partie à l’emprunt pour financer ses investissements.
Rentabilité économique =
résultat de l’investissement/capitaux engagés
Rentabilité financière = Rentabilité économique + (différence entre taux de rentabilité et taux d’intérêt X capitaux empruntés / capitaux propres)