L’intervention de l’état dans l’économie
1-1 Le retrait progressif de
l’état producteur
A- La justification de l’état producteur
-Existence de services
collectifs
-Existence
d’externalités : effet créé par un agent économique lorsqu’il procure à
autrui par son activité une utilité ou une désutilité sans compensation
monétaire.
-Existence de
monopoles : nécessite des investissements lourds
B- L’Etat dirigiste
-Nationalisations (après
guerre surtout)
-Planification (repose
sur un document donnant les grandes orientations économiques et sociales)
C- Au cours des années 80, l’état producteur se désengage
-Privatisations :
transfert du capital d’une E publique à des actionnaires privés.
Raisons : Efficacité
économique contestée du fait de la propriété publique, source de ressources
pour l’état, favorise le développement international, l’intégration à
l’UE imposait de mettre fin aux monopoles
1-2 Régulation et règlementation
A- Définitions
Régulation :
ensemble de mécanismes qui permettent au système économique de se maintenir en
équilibre. (Notions de régulation étatique / régulation par le marché)
Règlementation :
ensemble des obligations juridiques qui s’imposent aux acteurs économiques
B- Lien entre régulation et règlementation
La régulation par le
marché n’est efficace que si le jeu concurrentiel s’exerce.
Or des auteurs dont
Schumpeter ont montré à travers le paradoxe de la concurrence qu’elle
pouvait amener à des monopoles, les entreprises les plus efficaces éliminant
les autres. De plus les pratiques anticoncurrentielles sont difficiles à
prouver.
C- Les débats théoriques
-Ecole de Chicago :
la règlementation apparait comme une sanction de l’efficacité.
-Remise en cause de la
règlementation (l’Etat est soumis à des groupes de pression)
-Présence d’externalités
négatives (droits de propriétés négociables selon Coase)
-Economie normative de
Pigou : la règlementation doit exister pour intégrer les coûts des
externalités dans le calcul économique des agents.
Raisons de la
règlementation : mise en place de politiques néolibérales (Reagan,
Teatcher), développement des nouvelles technologies, mondialisation
2-
L’Etat face à l’inefficacité des mécanismes du marché
2-1 Les marchés engendrent des
déséquilibres et des inégalités
-déséquilibres macroéconomiques :
récession, sous emploi durable (Keynes), inflation
-une trop grande
flexibilité des salaires accentue la pauvreté et les inégalités
-les marchés ne prennent
pas en compte un certain nombre de risques sociaux
2-2 Les principaux moyens d’action
-protection sociale
(cf chap.), législation et fixation des revenus (droit du travail, smic…)
2-3 Un instrument
essentiel : le budget de l’état
Document dans lequel est
regroupée la prévision de l’ensemble des recettes et des dépenses de l’état
pour l’année.
-Classiques : le
budget ne doit pas influencer l’activité économique
-Keynes : instrument
privilégié de relance. Investissements préconisés si récession.
Le budget joue un rôle
stabilisateur : le déficit fiscal entretien la demande des ménages en cas
de récession et inversement en cas de croissance (limite l’inflation)
3-
Des interventions à l’efficacité discutée et difficile
3-1 Un poids croissant de l’Etat
dans l’économie
Effet de
déplacement : en période de crise : augmentation des dépenses puis on
ne revient pas en arrière
3-2 Des interventions de l’Etat à
l’efficacité limitée
-Pour que l’intervention
soit efficace, il faut un diagnostic correct et propension à consommer
élevée.
-Friedman : les
agents économiques fixent leurs dépenses en fonction de leurs revenus permanant
(donc ils ne consommeront pas + car augmentation future d’impôts)
-Théorie des
anticipations rationnelles : les ménages anticipent correctement
-Principe d’équivalence
de Ricardo : les ménages vont épargner leur surplus de revenu que l’Etat
va leur fournir pour faire face aux augmentations fiscales.
-Effet multiplicateur
limité par l’ouverture des économies
-Remise en cause de la
représentativité de l’intérêt général par les pouvoirs publics (notion de cycle
électoral)
3-3 Des contraintes et des
conséquences de plus en plus lourdes
Effets pervers de relance
le l’activité économiques par l’Etat :
-dépenses publiques
financés par l’emprunt (favorise l’augmentation des taux d’intérêt)
-effet cumulatif des
financements par l’emprunt, ce qui réduit les marges de manœuvre de l’état.